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LA REPRISE DE L’AGOA N’A PAS DONNE LES RESULTATS ESCOMPTES

La réadmission de Madagascar à l’Africa Growth Opportunity Act n’a pas changé les pratiques de la plupart des entreprises franches du secteur textile-habillement-cuir, ni en termes de création de nouveaux emplois, ni pour les questions des conditions de travail. Tels sont les résultats de l’étude réalisée conjointement par l’ IndustriAll Global Union et la FES dans la deuxième moitié de l’année 2015.

LA REPRISE DE L’AGOA N’A PAS DONNE LES RESULTATS ESCOMPTES

 

En effet, la réadmission à l’Africa Growth Opportunity Act n’a pas changé les pratiques de la plupart des entreprises franches du secteur textile-habillement-cuir, ni en termes de création de nouveaux emplois, ni  pour les questions des conditions de travail. Tels sont les résultats de l’étude réalisée conjointement par l’ IndustriAll Global Union et la FES dans la deuxième moitié de l’année 2015.

 

Caractère multinational - Large part des IdE

La majorité des EF fournissent à la fois le marché européen et américain. La sous-traitance au bénéfice des firmes  localisées en Europe est aussi largement pratiquée. En même temps, le marché asiatique devient de plus en plus prisé. Les investisseurs sont en majorité de nationalité mauricienne, suivis des entreprises de nationalité chinoise, française, malgache.

 

Politique salariale abusive

Déterminé unilatéralement par l’entreprise, l’objectif de productivité (communément appelé  «target ») est difficilement atteint par le travailleur, qui doit par conséquent encourir des sanctions (heures supplémentaires impayées, sanctions disciplinaires, licenciement,…).  Il est à noter que, dans les conditions actuelles des infrastructures et de l’équipement utilisé,  la productivité fournie par la main d’œuvre malgache  est comparable à la moyenne dans le monde, tandis que les salaires sont parmi les plus bas, restant alignés au SME.

 

Infractions

Près de la moitié des entreprises sont en infraction en matière de couverture sociale. Plus de 40% des travailleurs et de leurs familles sont privés des prestations sociales élémentaires, bon nombre d’entreprises ayant arrêté le versement des cotisations sociales à la CNaPS et aux SMIE consécutivement à la crise politique. 15 entreprises dénient totalement  la législation du travail : inexistence de contrat de travail, paiement d’émoluments dérisoires en dessous du SME, horaires de travail excessifs, non-affiliation des travailleurs à la CNAPS et à la médecine du travail.

 

Inégalités de genre

Les salariés sont issus de familles défavorisées qui ont une taille des ménages de 04 à 07 personnes.  Les jeunes femmes célibataires  sont majoritaires parmi les employés, représentant plus de 50% des travailleurs, sur un total de 65765 employés recrutés par 126 entreprises. En même temps, pour 48% des entreprises, le salaire maximum versé aux hommes est supérieur à celui des femmes.

 

Liberté syndicale et négociation collective insuffisantes

Le syndicat est inexistant dans le quart des entreprises. Le Comité d’entreprise n’existe que dans deux entreprises franches textiles, et la culture de négociation n’arrive pas à se concrétiser en Convention d’établissement, même si ce sont des institutions obligatoires pour toute entreprise qui emploie plus de 50 travailleurs.

 

Formation des délégués

Les délégués du personnel et les délégués syndicaux sont pratiquement les seuls leviers sur lesquels les acteurs de l’entreprise peuvent s’appuyer pour développer un dialogue productif. Des séries de formation de ces délégués sont réalisées conjointement par IndustriAll et FES pour  renforcer leur maîtrise des procédures légales et leur compréhension des enjeux macro- et micro-économiques, pour développer leur rôle de leader.

 

 

Liens presse

 

Les Nouvelles, Droit du travail, quinze entreprises franches en situation d’infraction, Riana R., 28 avril 2016

http://www.newsmada.com/2016/04/28/droit-du-travail-quinze-entreprises-franches-en-situation-dinfraction/

 

L’Express de Madagascar, Industrie textile, les conditions de travail précaires, Nathan Raherivelo, 28 avril 2016

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/industrie-textile-les-conditions-de-travail-precaires-61345/

LA REPRISE DE L’AGOA N’A PAS DONNE LES RESULTATS ESCOMPTES

 

En effet, la réadmission à l’Africa Growth Opportunity Act n’a pas changé les pratiques de la plupart des entreprises franches du secteur textile-habillement-cuir, ni en termes de création de nouveaux emplois, ni  pour les questions des conditions de travail. Tels sont les résultats de l’étude réalisée conjointement par l’ IndustriAll Global Union et la FES dans la deuxième moitié de l’année 2015.

 

Caractère multinational - Large part des IdE

La majorité des EF fournissent à la fois le marché européen et américain. La sous-traitance au bénéfice des firmes  localisées en Europe est aussi largement pratiquée. En même temps, le marché asiatique devient de plus en plus prisé. Les investisseurs sont en majorité de nationalité mauricienne, suivis des entreprises de nationalité chinoise, française, malgache.

 

Politique salariale abusive

Déterminé unilatéralement par l’entreprise, l’objectif de productivité (communément appelé  «target ») est difficilement atteint par le travailleur, qui doit par conséquent encourir des sanctions (heures supplémentaires impayées, sanctions disciplinaires, licenciement,…).  Il est à noter que, dans les conditions actuelles des infrastructures et de l’équipement utilisé,  la productivité fournie par la main d’œuvre malgache  est comparable à la moyenne dans le monde, tandis que les salaires sont parmi les plus bas, restant alignés au SME.

 

Infractions

Près de la moitié des entreprises sont en infraction en matière de couverture sociale. Plus de 40% des travailleurs et de leurs familles sont privés des prestations sociales élémentaires, bon nombre d’entreprises ayant arrêté le versement des cotisations sociales à la CNaPS et aux SMIE consécutivement à la crise politique. 15 entreprises dénient totalement  la législation du travail : inexistence de contrat de travail, paiement d’émoluments dérisoires en dessous du SME, horaires de travail excessifs, non-affiliation des travailleurs à la CNAPS et à la médecine du travail.

 

Inégalités de genre

Les salariés sont issus de familles défavorisées qui ont une taille des ménages de 04 à 07 personnes.  Les jeunes femmes célibataires  sont majoritaires parmi les employés, représentant plus de 50% des travailleurs, sur un total de 65765 employés recrutés par 126 entreprises. En même temps, pour 48% des entreprises, le salaire maximum versé aux hommes est supérieur à celui des femmes.

 

Liberté syndicale et négociation collective insuffisantes

Le syndicat est inexistant dans le quart des entreprises. Le Comité d’entreprise n’existe que dans deux entreprises franches textiles, et la culture de négociation n’arrive pas à se concrétiser en Convention d’établissement, même si ce sont des institutions obligatoires pour toute entreprise qui emploie plus de 50 travailleurs.

 

Formation des délégués

Les délégués du personnel et les délégués syndicaux sont pratiquement les seuls leviers sur lesquels les acteurs de l’entreprise peuvent s’appuyer pour développer un dialogue productif. Des séries de formation de ces délégués sont réalisées conjointement par IndustriAll et FES pour  renforcer leur maîtrise des procédures légales et leur compréhension des enjeux macro- et micro-économiques, pour développer leur rôle de leader.

 

 

Liens presse

 

Les Nouvelles, Droit du travail, quinze entreprises franches en situation d’infraction, Riana R., 28 avril 2016

http://www.newsmada.com/2016/04/28/droit-du-travail-quinze-entreprises-franches-en-situation-dinfraction/

 

L’Express de Madagascar, Industrie textile, les conditions de travail précaires, Nathan Raherivelo, 28 avril 2016

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/industrie-textile-les-conditions-de-travail-precaires-61345/

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