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ROMPRE AVEC LA CULTURE DU SECRET QUAND IL S’AGIT D’AFFAIRES PUBLIQUES

La République de Madagascar est redevable quant à l’effectivité du droit de ses citoyens à l’information .....La profession de journaliste est de contribuer à réaliser ce droit en diffusant des informations justes, actuelles, et pertinentes, mais les obtenir de la part des institutions publiques et privées se révèle encore être un parcours de combattant.

ROMPRE AVEC LA CULTURE DU SECRET QUAND IL S’AGIT D’AFFAIRES PUBLIQUES

 

La République de Madagascar est redevable quant à l’effectivité du droit de ses citoyens à l’information : Constitution de la IV° République de Madagascar, 2010, art.11 ; Déclaration Universelle des droits Humains, 1948, art.19 ; Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, 1981, art.9-1 ; Déclaration de la Plateforme Africaine sur l’Accès à l’Information (APAI), 2011 ; Résolution 222 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Banjul, Gambie, 2012 ; Déclaration du Parlement Africain, Midrand, 2013.

 

La profession de journaliste est de contribuer à réaliser ce droit en diffusant des informations justes,  actuelles, et pertinentes, mais les obtenir de la part des institutions publiques et privées se révèle encore être un parcours de combattant. Souvent les textes sont muets quand à l’obligation de ces institutions à fournir ces informations au public, encore moins concernant les structures responsables et les procédures. Au quotidien, le défi est de rompre avec la culture du secret. 

 

Le processus de légifération du droit à l’accès à l’information a été entamé par le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) avec ses partenaires depuis 2006. Dix ans après, aucune loi n’a encore été votée et les pratiques n’ont pas beaucoup évolué. Le peu de bonnes pratiques qui existent ont été partagées à l’occasion de la conférence organisée conjointement par le Centre de Presse Malagasy, la Fédération Internationale des Journalistes et la Friedrich-Ebert-Stiftung, le 14 avril 2016 à l’hôtel Carlton, Antananarivo.

 

Ce genre d’échanges entre des journalistes nationaux et internationaux, des responsables d’institutions, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile est important pour développer un climat de compréhension et de confiance mutuelle favorable à la concrétisation de la  transparence démocratique et de la redevabilité.

 

M. Gabriel Baglo, Directeur de la Fédération Internationale des Journalistes – Afrique recommande ainsi que :

-          « les deux projets de loi (sur l’information et la communication, sur l’accès à l’information) en attente depuis 10 ans et plus  ont besoin d’un coup de pouce pour être adoptés et mis en œuvre ;

-          les journalistes et professionnels des médias ont besoin d’une concertation en vue de mettre en place une organisation nationale représentative de la profession (syndicat ou association) ;

-          Le Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) fait un travail conceptuel de qualité, mais a besoin de l’appui d’une société civile forte pour voir réaliser ses objectifs ; »

 

Lien : échos de presse

 

La dépêche de Madagascar, Communiquer autrement, Editorial de Vonjy Radasimalala, 14 avril 2016

http://www.la-depeche.info/editorial/communiquer-autrement/

 

Les nouvelles, Des professionnels décèlent les blocages, Jao Patricius, 15 avril 2016

http://www.newsmada.com/2016/04/15/acces-a-linformation-des-professionnels-decelent-des-blocages/

 

Sakamalaho, Fisokafan’ny loharanom-baovao, olana ny kolontsain’ny tsiamabaratelom-panjakana, Julie Raharisoa, 15 aprily 2016

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