Participation des Jeunes
Jeunesse et politique
Nous ne sommes pas sans savoir que la population de Madagascar est majoritairement jeune : les jeunes deviennent alors des acteurs à part entière, incontournables de par leur nombre. Pour un développement rapide, il est important de tenir compte de leurs besoins et intérêts, de leur vision, de leurs forces et faiblesses il est nécessaire d’intégrer les jeunes au processus de prise de décisions et d’actions, dès aujourd’hui. En même temps, la durabilité des acquis ne peut être atteinte sans le renouvellement des ressources humaines. La préparation de la relève en général, et de la relève politique en particulier ne saurait pas tarder.
Suite à la table-ronde organisée par TAMPIKRI sur l’expérience de formation politique des jeunes, la motivation d’organiser un forum des jeunes est née afin de traiter des questions importantes pour la jeunesse malagasy : la politique, l’économie et l’emploi, en tant que sujets interdépendants.
L’activité a comporté trois volets:
- Le premier volet est le renforcement des capacités pendant 7 demi-journées pour 15 jeunes organisateurs. La formation a porté sur les concepts de base de l’économie sociale, de la politique et de la démocratie, avec des informations sur les réflexions des politiciens en matière de développement et d’emploi, et également sur les techniques médiatiques et les techniques d’organisation du forum.
- Le deuxième volet est la réalisation des relations publiques avec la confection de supports d’information, une conférence de presse avant et après le forum, et la rencontre avec des décideurs (entre autres : avec le conseiller à la Présidence en matière de Décentralisation, avec le Président de l’Assemblée Nationale, avec le Ministre de la jeunesse,…).
- Le troisième volet est la réalisation du forum proprement dit. Plus d’une centaine de jeunes multiplicateurs issus de 22 régions de Madagascar et de différentes organisations d’envergure nationale ont eu l’occasion de discuter entre eux et avec des décideurs et des techniciens de l’administration publique, du secteur privé et des organismes d’appui, sur les questions de l’emploi, de l’économie et de la politique, et ce à travers différentes méthodes (panel-discussion, table-ronde, exposé/débats, travaux de groupe, metaplan, rédaction et secrétariat). Les jeunes issus des régions ont également bénéficié d’une séance d’initiation à l’internet, outil de développement indispensable pour l’ouverture économique et culturelle de Madagascar.
En fait, c’était pour les jeunes une occasion d’entamer un processus d’apprentissage de la participation démocratique. En effet, par le dialogue (horizontal et vertical), les jeunes ont pu mettre à jour des informations, échanger des expériences et formuler des recommandations concrètes sur l’emploi, l’économie et la politique, à l’endroit de chaque catégorie de concernés (les Jeunes ruraux et les Jeunes urbains, les Autorités communales, le Gouvernement, le Parlement, les Organisations, les Chercheurs , la Presse, les Organismes de financement).
Les méthodologies sont toujours les plus importantes
- Les techniques de modération constituent des outils indispensables pour la gestion des conflits d’intérêts et d’opinions et contribuer ainsi au développement d’un dialogue politique avec une participation pluraliste et constructive.
- Les techniques de planification par objectifs permettent de mettre les bases d’une organisation rationnelle, participative et productive.
- Le débat public constitue l’un des principaux facteurs du déclic vers le changement de comportement et l’organisation démocratique
Parmi les thèmes d’actualité, nous pouvons citer
- L’état de droit, le respect des normes et l’amélioration des normes.
- La lutte contre la corruption, dans sa mise en œuvre pratique et efficace.
- La question de liberté d’opinions et de liberté de presse, pour un pluralisme constructif.
- La contribution à la préparation des élections démocratiques.
- La démocratie à la base et la contribution au développement des communes, de l’intercommunalité et leur intégration régionale.
- La question de l’autonomie financière des communes et la contribution fiscale.
- La culture d’organisation efficace et efficiente des ressources et la qualité du service public.
- L’organisation de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail et la sécurité sociale.
- Le développement des relations de Madagascar dans le monde et son intégration dans les réseaux économiques et politiques de l’Afrique et de l’Océan Indien.



